Diplômée en 1997, Valérie Dion, CA, était une pionnière, puisqu’elle a fait partie de la première cohorte de ce programme au campus de Lévis (situé au Collège de Lévis à cette époque).
Native de Charlesbourg, fille de comptable, la future étudiante de l’UQAR nourrissait un intérêt pour les maths et c’est un cours (complémentaire) de comptabilité, au cégep, qui l’a notamment orientée vers cette discipline. Le défi de réussir une formation exigeante a fini de la convaincre qu’elle voulait devenir « CA ». Elle se souvient très bien du moment où elle a décidé d’étudier en sciences comptables à l’UQAR. « Les universités faisaient la tournée des cégeps, nous raconte Valérie, et il y avait ce petit stand animé par une seule personne : le directeur des services étudiants, M. Jean-Pierre Forget. Je connaissais de réputation ce programme de l’Université du Québec ainsi que sa crédibilité. J’ai été heureuse d’apprendre qu’il était dorénavant ouvert au campus de l’UQAR à Lévis. »
Quinze ans plus tard, elle est toujours convaincue d’avoir fait un bon choix. « Il y avait une belle brochette de professeurs, précise-t-elle, et je n’ai jamais pensé que la « jeunesse » du programme était un inconvénient. Tout était à dimension humaine, mais avec assez d’espace pour me permettre de grandir comme personne. » Et c’est sans doute ce qui a constitué, pour Valérie, la valeur ajoutée des sciences comptables à l’UQAR. Elle a par exemple profité de la diversité de provenance de ses confrères et consœurs, ex-cégépiens comme elle ou personnes ayant une expérience de travail. De plus, il y avait cette proximité des professeurs et un accès facile à leur expertise. « Tout cela est bon pour la maturité, nous dit-elle, on grandit plus rapidement. » Il faut dire que Valérie mettait les bouchées doubles, puisqu’en plus d’explorer les sciences comptables, elle a été la première femme à occuper la présidence de l’Association étudiante du campus de Lévis. Elle garde d’ailleurs un vif souvenir de M. Robert Paré, le directeur du campus, qui voyait l’association comme une partenaire, se souciait comme elle du bien-être des étudiants et représentait un modèle de leadership dynamique et professionnel.
L’expérience académique et le parcours de vie de Valérie ont continué de la servir lorsqu’est venu le moment d’entrer sur le marché du travail. « J’avais évolué dans un environnement de coopération et d’entraide, témoigne-t-elle, et j’ai choisi un cabinet de comptables où je retrouvais ces valeurs. À l’UQAR, j’avais connu une gestion participative, caractérisée par un bon rapport avec la gouvernance. J’ai recherché la même chose dans ma pratique. » De plus, la comptable nous dit avoir compris, à l’université, l’importance d’une bonne communication avec le client.
De son expérience académique, Valérie Dion conclut ceci : « Ma formation m’a donné les compétences techniques dont j’avais besoin et a constitué une base solide pour développer rapidement mon jugement professionnel. » La maturité et les aptitudes ainsi acquises sont toujours utiles, affirme-t-elle, pour progresser au sein du cabinet Mallette où elle occupe un poste depuis sa sortie de l’université. Son défi le plus récent : gérer une équipe en forte croissance dans le domaine de la performance organisationnelle. Devenue rapidement gestionnaire d’un groupe de professionnels expérimentés, Valérie applique un principe appris dès l’université : au-delà de l’académique, il y a l’humain. « À l’UQAR, on était avant tout des personnes », se rappelle la diplômée. Et c’est ainsi que de l’école à la pratique, Valérie Dion a pu comprendre et appliquer les sciences comptables en jonglant avec les chiffres, bien sûr, mais surtout, en situant la comptabilité dans une dimension humaine.