Le mensuel économique de juillet 2026

Publié le 21 juil. 2026
Actualités économiques

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Marché immobilier : Le Québec se distingue malgré un ralentissement récent

Après avoir été observé à l'échelle canadienne, le ralentissement du marché immobilier commence maintenant à se manifester au Québec. Toutefois, les déséquilibres persistants entre l’offre et la demande y demeurent plus importants, contribuant à soutenir une croissance des prix malgré un recul de l’activité. Cet écart entre les volumes d’activité et les prix suggère que le processus de rééquilibrage du marché immobilier résidentiel québécois pourrait être plus graduel que dans le reste du pays.

De son côté, le taux d’inflation s’est établi à 2,8 % au Canada et à 3,2 % au Québec au mois de juin, deux résultats en baisse par rapport au mois précédent, principalement en raison du recul des prix de l’énergie. À la suite de la décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet dernier, les marchés s’attendent à ce que le taux directeur demeure inchangé jusqu’à la fin 2026, offrant une certaine prévisibilité quant à l’évolution des taux d’intérêt dans un contexte où les incertitudes géopolitiques et commerciales demeurent élevées.

- Alexandra Lareau, conseillère et économiste chez Mallette

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Marché immobilier : Le Québec se distingue malgré un ralentissement récent

Le marché immobilier résidentiel canadien poursuit une reprise graduelle et inégale selon les provinces et les régions, les indicateurs cumulatifs du premier semestre de 2026 montrent que le Québec continue de se distinguer de l’ensemble du pays.

De janvier à juin, la valeur des permis de bâtir a progressé fortement au Québec, alors qu’elle est demeurée relativement stable à l’échelle canadienne. Les prix des maisons ont également poursuivi leur hausse au Québec, tandis qu’ils ont reculé à l’échelle nationale. À l’inverse, les ventes résidentielles et les mises en chantier sont restées en baisse dans les deux territoires, bien que le recul ait été un peu moins prononcé au Québec sur l’ensemble de la période.

Des résultats cumulatifs à relativiser

Cette performance observée depuis le début de l’année masque toutefois une évolution moins favorable au cours des derniers mois. Les données du deuxième trimestre suggèrent en effet un essoufflement du marché après un début d’année relativement dynamique.

Entre avril et juin, les ventes résidentielles et les mises en chantier ont reculé davantage au Québec qu’au Canada. Les permis de bâtir ont également diminué au Québec, tandis qu’ils ont affiché une légère progression à l’échelle nationale. Malgré ce ralentissement plus récent, le marché québécois continue de se distinguer par une croissance des prix supérieure à celle observée dans l’ensemble du pays, où la correction amorcée au cours des dernières années se poursuit.

Un contexte économique favorisant la prudence des acheteurs

L’incertitude économique continue d’inciter plusieurs ménages à la prudence, ce qui peut entraîner le report de certains projets d’achat résidentiel. Par ailleurs, le ralentissement de la croissance démographique contribue graduellement à réduire les pressions exercées sur la demande de logements.

Ces facteurs influencent également le marché immobilier dans le reste du Canada. Toutefois, les conditions demeurent relativement plus serrées au Québec, où l’offre de logements reste limitée par rapport à la demande. L’ajustement du marché pourrait s’effectuer plus graduellement qu’ailleurs au pays, bien que les tendances récentes pointent elles aussi vers un ralentissement de l’activité.