Gouvernance d’entreprise : guide complet

Publié le 20 déc. 2025
Stratégie d'affaires

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Dans un contexte où les risques, la pression réglementaire et les attentes des parties prenantes augmentent, la gouvernance d’entreprise n’a jamais été aussi déterminante. Les experts de Mallette vous offrent des conseils clairs et des explications concrètes pour mettre en place une gouvernance solide, adaptée à votre réalité et capable de soutenir la performance durable de votre organisation.

Qu’est-ce que la gouvernance d’entreprise?

La gouvernance d’entreprise désigne l’ensemble des règles, pratiques et mécanismes qui encadrent la prise de décision, la supervision et la gestion d’une organisation.

Pour une PME, il s’agit avant tout de structurer les rôles, les processus et les responsabilités afin d’assurer une direction solide, une meilleure prise de décision et une saine répartition des pouvoirs entre les administrateurs, la direction et les parties prenantes.

Les piliers d’une bonne gouvernance d’entreprise

Transparence et responsabilité

La transparence consiste à partager l’information pertinente avec les administrateurs, les employés et les parties prenantes afin de permettre une prise de décision éclairée.

Combinée à une saine responsabilité (où chacun comprend son rôle et rend compte de ses actions) elle crée un climat de confiance et limite les zones de flou organisationnel.

Intégrité et éthique organisationnelle

Une gouvernance solide repose sur des comportements éthiques, des pratiques honnêtes et une tolérance zéro envers les conflits d’intérêts ou la corruption.

L’intégrité guide les décisions stratégiques, renforce la crédibilité de l’organisation et préserve sa réputation auprès des clients, partenaires et employés.

Équité entre les parties prenantes

L’équité consiste à traiter de manière juste tous les acteurs de l’organisation (actionnaires, employés, clients, fournisseurs et communauté).

Elle implique une gestion équilibrée des intérêts, évitant que certaines parties exercent une influence disproportionnée au détriment de la collectivité.

Responsabilité sociale et environnementale (ESG)

Les organisations sont de plus en plus appelées à intégrer des pratiques durables et responsables.

La dimension ESG renforce la gouvernance en incluant le bien-être des employés, la diversité, l’impact environnemental, l’inclusion et l’engagement communautaire.

La structure d’un conseil d’administration efficace

Diversité, indépendance et complémentarité des compétences

Un conseil d’administration performant repose sur une combinaison équilibrée de profils : administrateurs indépendants, experts sectoriels, spécialistes financiers, juridiques ou technologiques.

La diversité, qu’elle soit liée aux compétences, aux expériences, aux âges ou aux perspectives, permet d’élargir l’analyse, d’éviter la pensée unique et d’améliorer la qualité des décisions stratégiques.

Taille optimale du CA pour une PME

Pour les PME québécoises, un conseil composé de 7 à 9 membres offre le meilleur équilibre entre agilité et richesse des échanges. Une taille raisonnable facilite la prise de décision, assure une participation active de chacun et évite les lourdeurs administratives tout en conservant une variété de points de vue.

Rôles stratégiques : présidence, direction générale, comités

Un conseil d’administration efficace repose sur une répartition précise des rôles :

  • La présidence : assure la gouvernance, veille au bon fonctionnement du CA et supervise les travaux.

  • La direction générale : se concentre sur l’opérationnel et l’exécution du plan stratégique.

  • Les comités spécialisés (audit, risques, gouvernance, ressources humaines) : approfondissent les dossiers clés, formulent des recommandations et renforcent le contrôle interne.

Relations et dynamique entre CA et direction

La qualité de la relation entre le CA et la direction est déterminante. Une communication fluide, un respect mutuel et une compréhension des responsabilités permettent d’éviter les tensions et de soutenir les décisions stratégiques.

Un CA efficace ne se substitue pas à la direction. Il l’appuie, la questionne et l’accompagne dans un esprit de collaboration et de performance durable.

Comment améliorer la gouvernance de votre entreprise?

1. Diagnostic de gouvernance (structures, processus, risques)

La première étape consiste à évaluer la gouvernance en place :

  • Composition du conseil;

  • Efficacité des processus décisionnels;

  • Mécanismes de contrôle interne;

  • Gestion des risques;

  • Conformité et dynamique entre les acteurs clés.

Cet audit interne offre une vue d’ensemble précise de ce qui fonctionne bien et des éléments à optimiser afin de soutenir la performance et la résilience de l’organisation.

2. Clarification des rôles et responsabilités

Une gouvernance solide repose sur des responsabilités bien définies. Clarifier les rôles du CA, de la présidence, de la direction générale et des gestionnaires évite les zones grises, réduit les conflits et favorise une collaboration plus fluide.

3. Mise en place de comités (audit, risques, gouvernance, RH)

Les comités spécialisés permettent d’approfondir des dossiers complexes et d’améliorer la qualité des recommandations au CA :

  • Comité d’audit : renforce le contrôle interne, la gestion financière et la reddition de comptes.

  • Comité des risques : structure l’identification, l’évaluation et la mitigation des risques organisationnels.

  • Comité de gouvernance : veille aux bonnes pratiques, au respect des rôles et au renouvellement du CA.

  • Comité des ressources humaines : soutient la gestion de la relève, la culture organisationnelle et la mobilisation des équipes.

4. Mise à jour des politiques et procédures

Les politiques de gouvernance doivent refléter les meilleures pratiques et les exigences réglementaires. Mettre à jour les politiques de confidentialité, éthique, délégation de pouvoirs, gestion des risques, protection des données ou conformité permet d’encadrer clairement les comportements attendus et de renforcer la crédibilité de l’organisation.

Des procédures bien documentées facilitent également la reddition de comptes.

5. Formation des administrateurs et dirigeants

Former les administrateurs et les dirigeants assure une gouvernance moderne et efficace. Cela inclut la compréhension des rôles, des responsabilités fiduciaires, des enjeux ESG, des obligations réglementaires (dont la Loi 25), et des risques stratégiques.

Une formation continue favorise un conseil plus engagé, plus compétent et mieux aligné sur les besoins de l’organisation.

6. Outils technologiques pour suivre la performance et la conformité

L’adoption d’outils numériques (tableaux de bord, solutions de gestion documentaire, portails pour CA, systèmes de suivi des risques ou plateformes de conformité) permet de centraliser l’information, d’améliorer la transparence et de suivre plus facilement la performance organisationnelle.

Ces outils appuient la prise de décision, renforcent la maîtrise des risques et simplifient la coordination entre le CA et la direction.

Préparez votre organisation pour l’avenir grâce à une gouvernance structurée

Une gouvernance d’entreprise solide est devenue une nécessité pour assurer la stabilité, la transparence et la performance durable de votre organisation.

Chez Mallette, nos experts en gouvernance et en gestion des risques vous accompagnent à chaque étape, allant du diagnostic à la mise en place des meilleures pratiques, en passant par la formation de votre conseil d’administration.

Contactez-nous dès aujourd’hui pour un accompagnement complet, adapté à votre réalité.

FAQ – Gouvernance d’entreprise

Quelle est la différence entre gouvernance et gestion?

La gouvernance définit les règles, les mécanismes et la structure de supervision qui encadrent la direction d’une organisation. Elle s’intéresse à la vision, aux responsabilités, aux processus décisionnels et à la reddition de comptes.

La gestion, quant à elle, concerne l’exécution quotidienne des activités : opérations, équipes, finances, performance.

Comment structurer un conseil d’administration?

Un conseil d’administration efficace repose sur :

  • Une taille optimale (souvent entre 7 et 9 membres pour une PME);

  • Une diversité de compétences (finance, TI, RH, stratégie, secteur d’activité);

  • Des administrateurs indépendants pour améliorer l’objectivité;

  • Des rôles clairement définis : présidence du CA, direction générale, comités (audit, risques, gouvernance, RH);

  • Une dynamique saine entre le CA et la direction.

La structure doit permettre une prise de décision agile, transparente et alignée sur la stratégie.

Quels sont les risques d’une mauvaise gouvernance?

Une gouvernance faible peut entraîner :

  • Des erreurs stratégiques ou des décisions mal documentées;

  • Une perte de confiance des employés, partenaires financiers et parties prenantes;

  • Des conflits d’intérêts ou tensions au sein du CA;

  • Une mauvaise gestion des risques (cybermenaces, finances, relève, réputation);

  • Une non-conformité réglementaire pouvant mener à des sanctions;

  • Une performance globale affaiblie et une vulnérabilité accrue en période d’incertitude.

Une mauvaise gouvernance augmente significativement les risques opérationnels et stratégiques.

Quelles sont les obligations légales au Québec?

Au Québec, les obligations touchent notamment :

  • Les responsabilités fiduciaires des administrateurs;

  • Les exigences en matière de protection des renseignements personnels (Loi 25);

  • La conformité aux normes fiscales, financières et sectorielles;

  • Les exigences de reddition de comptes pour les OBNL, municipalités, coopératives et organismes publics;

  • Le devoir de diligence, de loyauté et de prudence des membres du CA.

Combien coûte un diagnostic de gouvernance?

Le coût varie selon la taille de l’organisation, la complexité de ses structures et la profondeur de l’analyse souhaitée.

Pour une PME ou un organisme, un diagnostic de gouvernance professionnel se situe généralement entre 5 000 $ et 20 000 $, incluant l’analyse des risques, des processus décisionnels, des responsabilités et du fonctionnement du CA.

Ce type de diagnostic constitue un investissement stratégique qui permet d’améliorer la performance, de renforcer la conformité et de réduire les risques organisationnels.