Logement fourni par l’employeur : quels sont les impacts fiscaux?

Publié le 6 mars 2026
Fiscalité

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Lorsqu’un employeur offre un logement à un employé au Québec, cela peut entraîner des conséquences fiscales importantes. Afin de vous aider à y voir plus clair, découvrez quand cet avantage est imposable et quelles sont les exceptions prévues par la Loi de l’impôt sur le revenu (L.I.R.).

Logement gratuit ou à prix réduit

La valeur d’un logement fourni par l’employeur est généralement un avantage en nature imposable. Cela signifie qu’elle doit être ajoutée au revenu de l’employé et correspond au moindre de la juste valeur marchande ou du coût réel assumé par l’employeur, moins toute somme payée par l’employé. L’avantage doit être inscrit au T4 (case 14, code 30). La TPS/TVH et la TVP doivent être incluses, sauf dans certains cas comme l’hébergement résidentiel de longue durée.

L’avantage peut être réduit lorsque le logement est plus grand que nécessaire ou situé à un endroit qui nuit à la tranquillité de l’employé, par exemple s’il est accessible au public ou utilisé pour l’entreposage. Dans les régions éloignées visées par règlement, comme les Îles-de-la-Madeleine, la valeur du logement est déterminée selon un plafond annuel fixé par les autorités fiscales, ce qui limite l’avantage imposable.

Exceptions : chantiers particuliers et endroits éloignés

Selon le paragraphe 6(6) de L.I.R., le logement fourni par l’employeur n’est pas imposable dans certaines situations. C’est le cas lorsque l’employé travaille sur un chantier temporaire et conserve son domicile principal ailleurs, ou lorsque l’endroit est tellement éloigné qu’il serait déraisonnable d’y établir un domicile autonome.

De plus, la période d’absence doit être d’au moins 36 heures pour que cette exception s’applique. L’exemption du chantier particulier nécessite le formulaire TD4; si une condition manque, l’avantage est imposable. TD4 n’est pas requis pour l’exemption relative à un endroit éloigné. Lorsque l’avantage est exempté, il devient non imposable, et aucune retenue au régime de pension, à l’assurance emploi ou d’impôt n’est exigée.

Cas particuliers : travailleurs étrangers temporaires

Les employeurs qui embauchent des travailleurs étrangers temporaires doivent leur fournir un logement adéquat et abordable, conformément aux normes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Ce logement ne doit pas excéder le taux d’occupation permis et doit être disponible pour toute la durée du séjour des travailleurs.

Lorsque le logement est situé sur une ferme (par exemple, un dortoir), l’employeur peut déduire un maximum de 30 $ par semaine du salaire, sauf si les normes provinciales ou territoriales exigent un montant inférieur. Pour un logement hors site (comme un établissement commercial), le coût ne doit pas dépasser 30 % du salaire brut mensuel du travailleur. Si l’employeur est propriétaire ou titulaire du bail du logement hors site, il doit fixer le loyer selon le prix du marché. Ce loyer doit ensuite être réparti également entre tous les travailleurs étrangers temporaires qui y résident.

Évitez les erreurs fiscales liées au logement des employés

Un logement fourni par l’employeur peut entraîner un avantage imposable pour l’employé, sauf exceptions prévues par la Loi et des responsabilités pour l’employeur. Chaque situation doit être analysée avec soin pour éviter des erreurs fiscales.

Besoin d’aide pour déterminer si un avantage est imposable? Contactez notre cabinet de fiscalistes dès aujourd’hui !